Israël prête à exporter du gaz en Europe

Israël prête à exporter du gaz en Europe

Suite aux sanctions contre la Russie, la demande européenne en énergie pourrait se tourner notamment vers Israël, selon la ministre israélienne de l’Énergie, Karin Elharrar. Cela pourrait se faire dès le mois de septembre 2022. Karin ElHarrar et la commissaire de l’UE pour l’Énergie, Kadri Simson, ont établi un groupe de travail auquel l’Égypte s’est jointe.

Karin Elharrar, ministre israélienne de l'Énergie, et Kadri Simson, commissaire européenne à l'Énergie (2022)

Karin Elharrar, ministre israélienne de l’Énergie, et Kadri Simson, commissaire européenne à l’Énergie (2022)

La Russie fournit près de 40 % du gaz européen. Israël ne peut seule se substituer à la Russie pour ce volume (150 milliards de m³ annuel), mais les pays à l’Est de la Méditerranée pourraient fournir 20 milliards de m³ par an, principalement venant d’Israël.
La question aujourd’hui est : quel est le moyen le plus rapide et le moins coûteux pour transférer ce gaz ? Un des plans est de faire transiter le gaz israélien via l’Égypte, où il serait liquéfié puis exporté en Europe. Ce plan a été discuté entre ministres des Affaires étrangères israélien et égyptien lors du sommet du Néguev le 27 mars dernier.

D’autres options sont sur la table, comme liquéfier le gaz en Israël, ou encore utiliser un pipeline allant d’Israël à Chypre puis à la Grèce. Un accord a déjà été signé par le passé pour ce dernier projet, le 2 janvier 2020, mais il cherche encore des investisseurs (il manque 6 milliards de $). Une autre hypothèse serait de faire passer le pipeline par le Kurdistan irakien (cette région regorgeant également de gaz naturel), qui transiterait ensuite par la Turquie puis en Europe. Mais la présence iranienne dans la région rend ce projet risqué. En mars dernier, l’Iran a attaqué la maison d’un Kurde impliqué dans l’autonomie énergétique de cette région, avec l’aide des Israéliens et des Américains.

La Turquie se montre également intéressée pour coopérer avec Israël sur ce sujet du gaz naturel, témoignage du réchauffement des relations entre Ankara et Jérusalem. Le ministre turc de l’Énergie, Fatih Dönmez, a d’ailleurs rencontré son homologue israélienne le 23 mars dernier, en marge de la conférence de l’Agence Internationale de l’Énergie à Paris, et a émis l’espoir de venir en Israël pour parler d’une future coopération. Cela pourrait se faire en mai.

Karin Elharrar est en plein processus de rencontre avec des compagnies pour entendre leurs offres et leurs options.

 

Source : Jerusalem Post, 7 avril 2022

 

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