Hubert Védrine et le club des Cinq, une analyse

Hubert Védrine et le club des Cinq, une analyse

En octobre dernier, un adjoint de Patrouchev, le directeur du FSB (ex KGB), déclarait que si l’Ukraine résistait, c’est qu’elle était l’instrument du judaïsme, et en particulier des hassidim, c’est-à-dire qu’il y avait un complot juif derrière « le piège » dans lequel la Russie était tombée1.

Cela pourrait paraître anecdotique dans le flot de propagande russe. Mais ça ne l’est pas. C’est une vieille tradition qui a vu naître précisément en Russie Les Protocole des Sages de Sion, qui est un des faux antisémites qui a fait le plus de mal (Hitler notamment s’en est inspiré), et continue d’en faire.

Pourquoi parler aujourd’hui des Protocoles des Sages de Sion ? C’est ce que nous verrons plus loin.

I- Le club des 5

Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Jospin, a écrit tout récemment une tribune co-signée de 4 autres anciens ministres européens illustrement inconnus2, reprenant la jouissante équivalence entre « les politiques et pratiques d’Israël à l’encontre des Palestiniens » et le « crime d’apartheid ».

C’est vrai qu’en ce mois d’octobre, ce n’est pas comme si la révolution iranienne avait fait plus de 500 morts et 5000 blessés en 2 mois, tout en développant la bombe nucléaire, comme si l’Arménie ne se faisait pas désintégrer, cent ans après son génocide, par l’Azerbaidjan, qui profite de la guerre en Ukraine pour faire son œuvre, et la liste est encore longue des sujets dignes d’un sursaut européen. Mais non, nos ministres estiment que cela fait trop longtemps que l’on n’a pas tapé sur Israël.

Dans cette tribune, toutes les allégations sont fausses. « L’apartheid dénoncé est imaginaire. […] Cette accusation d’apartheid relève à la fois de l’ignorance, du mensonge et du délire. Elle est aussi venimeuse qu’irresponsable […] », comme le dit Pierre-André Taguieff3. L’article est une liste de poncifs que seule la répétition depuis des décennies parent d’un vernis donnant illusion de réalité. Mais, comme le dit le proverbe africain, un mensonge qui a 30 ans, cela devient la vérité.

Védrine, l’homme qui restait figé dans ses certitudes

Hubert Védrine

Hubert Védrine

Or Hubert Védrine, c’est l’histoire d’un homme – par ailleurs excellent orateur et très cultivé – dont les analyses sur le Proche-Orient se sont toujours avérées fausses, mais qui pourtant persiste et signe.

En 2002, il tançait Israël (il aime tancer Israël) pour ne pas accepter d’évoluer4, lui qui se montre totalement incapable d’une quelconque évolution, car c’est aux autres à se laisser gagner par sa vision des choses. Il s’agissait alors de défendre son « initiative française »5, dont même ses homologues allemand et britannique se distanciaient. Il demeure figé dans ses hautes sphères, desquelles il n’imagine pas qu’il existe tout autour un monde différent de celui qu’il fantasme.

 

Terrorisme oui mais

Et dans son fantasme, Israël cumule toutes les fautes, mais alors vraiment toutes. Il y a des attentats ? La faute à Israël, forcément. « La politique d’oppression n’est pas efficace contre le terrorisme. C’est un fait que l’insécurité est croissante pour les Israéliens, et qu’il n’y a jamais eu autant d’attentats » disait-il le 11 mars 2002. Quand Hubert Védrine daigne reconnaître qu’il n’y a jamais eu autant d’attentats en Israël, c’est uniquement pour critiquer « la politique d’oppression contre le terrorisme ». Politique d’oppression ?

Alors voilà où on en est le 11 mars 2002 : en 10 jours, il y a eu 6 attaques armées et 5 attentats-suicides – et on ne considère ici que les attentats contre des civils, et que le mois de mars 2002 – faisant en tout 51 morts, dont l’âge varie de 9 mois à 85 ans, et 303 blessés.

Le 2 mars 2002, par exemple, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa, qui prennent leurs ordres du Fatah (Arafat), ont envoyé une bombe humaine à Jérusalem se faire exploser près d’un groupe de femmes avec leurs bébés dans des poussettes, au cœur de la célébration d’une bar mitzva. Dans les dix morts, le couple Shlomo et Gafnit Nehmad et leurs deux filles Shiraz et Liran, 7 et 3 ans.

En revanche, dès qu’il s’agit d’autres pays, Védrine encourage fermement la lutte contre le terrorisme. En août 1998, par la voie de son ministère des Affaires étrangères, il précise que «  il appartient à chaque pays de mettre en œuvre les moyens nécessaires dans cette lutte [contre le terrorisme] ». Ce communiqué intervient après des attentats au Kenya et en Tanzanie. « De tels actes ne doivent pas rester sans réponse et leurs auteurs doivent être mis hors d’état d’agir. » précise le communiqué, ajoutant qu’il s’agit de « légitime défense reconnue par le droit international »6. Ah tiens ? Là on peut.

Quand Védrine ne reproche pas à Israël de se défendre, pardon, de pratiquer une politique d’oppression, il lui reproche d’être responsable de ce qui lui arrive : « Le refus radical d’une partie des Palestiniens est très lié à un autre fait tout aussi incontournable : la poursuite systématique de la colonisation »7.

Du coup, que pense notre frétillant ministre des Affaires étrangères des attentats d’avant 1967 ? D’avant 1948 ?

« Ils [les dirigeants israéliens] trouveront toujours des événements tragiques pour justifier une attitude dilatoire », a noté M. Védrine, après un attentat meurtrier à Jérusalem

Le 6 novembre 1998, un attentat-suicide dans un marché de Jérusalem fait 2 morts et 20 blessés. Védrine est déjà ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Lionel Jospin. Et il y va de sa petite phrase, dont il a le secret, accusant les Israéliens de trouver « toujours des événements tragiques pour justifier une attitude dilatoire »8 (en référence aux accords de Wye Plantation (signés le 23 octobre 1998 entre Netanyahu et Arafat- et devant mener à de nouvelles évacuations israéliennes sur 31 % de la Cisjordanie).

Bigre ! On savait les Israéliens pervers, mais se servir d’un attentat pour rechigner à appliquer des Accords, il fallait oser…Le président de l’Association France-Israël d’alors, le Général Michel Darmon, avait d’ailleurs interpellé à ce propos notre ministre.

Parfois, Védrine arrive du bout des lèvres à concevoir qu’Israël agisse en mode défense contre le terrorisme, mais toujours, toujours il remet le couvert : s’il y a du terrorisme, son origine se trouve dans l’attitude israélienne, sa « politique » de répression, ses humiliations, son occupation (l’apartheid israélien n’est pas encore à la mode) etc. La liste est assez exhaustive9.

Mais tous les attentats précédant 1967, et même 1948, ont prouvé que cette vision des choses étaient fausse. L’évacuation totale de Gaza en 2005 l’a prouvé aussi. Toutes les offres de création d’un État palestinien, notamment par Ehud Barak, l’a prouvé également. Bref, l’histoire et les faits démentent ce que dit Védrine. Et même en oubliant tout cela, exonérer les Palestiniens de leurs responsabilités dans ce conflit, c’est tout de même un peu court.

Responsabilités palestiniennes, circulez, il n’y a rien à voir

Camp d'été pour enfants palestiniens, 2002

Camp d’été pour enfants palestiniens, 2002

Selon Védrine , tout est la faute du désespoir qui fait germer de nouvelles générations de kamikazes. C’est le désespoir qui mène à la haine qui mène au terrorisme. Et pour enlever le désespoir, il suffit de se retirer des « colonies », derrière les « frontières de 1967 » (ces deux termes étant hautement problématiques, eu égard ne serait-ce qu’à la réalité historique, et sans considérations politiques). C’est tellement simple qu’on n’y avait pas pensé.

Attention ! Il reconnaît, et même demande aux Palestiniens de « combattre réellement les incitations à la haine anti-israélienne dans les livres, les médias, les discours »10. Mais c’est pour dire aussitôt après que « la politique de colonisation vient chronologiquement avant les attitudes et les manquements palestiniens » (on appréciera au passage l’euphémisme de « manquement », ces manquements se traduisant par des attentats, des morts, des amputés, et une glorification de ceux qui pratiquent ces manquements).

Donc, quoique l’on fasse aux Israéliens, c’est toujours la conséquence de, à cause de, si seulement les Israéliens le voulaient (il y aurait un État palestinien pacifique et paisible à côté d’Israël) etc. Les Palestiniens ne sont que victimes, jamais acteurs.

 

Interdire à Israël de se défendre

En avril 2002, Védrine va plus loin, en demandant à l’Europe de combattre militairement Israël. Il prend l’initiative de convoquer un Conseil extraordinaire à Luxembourg le 3 avril 2002, réunissant les ministres des Affaires étrangères de la communauté européenne.  Védrine y réclame que l’Europe envoie une force armée d’interposition au Moyen-Orient afin de mettre fin à l’opération militaire israélienne.

En premier lieu, Védrine ignore (peut-être) qu’une force d’interposition internationale existe déjà à Hebron. Et que le 26 mars 2002, 3 membres du TIPH (Force internationale d’interposition de Hebron) ont été attaqués malgré leur véhicule qui les identifiait clairement. Le Turc Cengiz Soytunc et la Suissesse Catherine Berruex ont été tués par des Palestiniens, et un troisième blessé.

En second lieu, et suite à la vague de terrorisme sans précédent en Israël (130 morts civils en un mois), l’armée israélienne est entrée dans plusieurs villes de Cisjordanie pour rechercher des terroristes, et notamment à Bethlehem où 300 d’entre eux se sont retranchés dans l’Église de la Nativité. Un journaliste italien confirme que les hommes font partie de toutes les factions palestiniennes : Hamas, Jihad islamique, Tanzim (Fatah), Brigades des martyrs al-Aqsa (Fatah aussi) etc. et sont lourdement armés.

Six mois auparavant, en novembre 2001, Védrine fustigeait cette utilisation cynique des civils et de leurs infrastructures par les organisations terroristes. Il comprenait « qu’un certain nombre de gens soient perturbés, choqués », car « on ne voit que les photos des bavures puisqu’ils s’arrangent bien-sûr non seulement pour qu’il y ait des cibles militaires à côté d’hôpitaux, d’écoles ou de mosquées, mais ils s’arrangent avec certaines télévisions pour ne montrer que ça. »11 Il en appelait du reste à « l’extinction de ce système terroriste ». Comment a-t-il pu tant changer en si peu de temps ? C’est qu’il ne parlait pas des terroristes palestiniens, mais des Talibans combattus en Afghanistan par les alliés…

II- Les Protocoles des Sages de Sion 

Revenons à nos Protocoles, parfois aussi traduits Protocoles des Sages d’Israël.

Différentes éditions des Protocoles des Sages de Sion (ou Sages d'Israël selon les traductions), dont celle , française, datant de 1924.

Différentes éditions des Protocoles des Sages de Sion (ou Sages d’Israël selon les traductions), dont celle , française, datant de 1924.

Ils se présentent comme le compte rendu détaillé de 24 réunions judéo-maçonniques secrètes au cours desquelles un Juif s’adresse aux chefs du peuple juif, les « Sages de Sion », pour leur exposer LA conspiration juive internationale top secrète visant à dominer l’humanité, toute l’humanité, en manipulant l’économie, en contrôlant les médias et en encourageant les conflits religieux12. Tout y passe ; la spéculation, le super-gouvernement mondial, l’antisémitisme qui sert la cause, la soumission des nations etc.

La preuve que c’est un faux ne change rien à l’affaire

Comme l’écrit Umberto Eco : « ce qu’on a peine à croire, c’est que ce faux soit rené de ses cendres chaque fois que quelqu’un a démontré qu’il s’agissait, sans l’ombre d’un doute, d’un faux »13.

En 1921, Le Times de Londres apporte les preuves formelles que Les Protocoles étaient un faux (alors que ce même journal, un an auparavant, avait divulgué au monde Les Protocoles comme une vérité). Il révèle que Les Protocoles ne sont qu’un grossier plagiat de plusieurs ouvrages, et principalement d’un ouvrage écrit par Maurice Joly en 1864 contre Napoléon III. Il a suffi à son auteur, Mathieu Golovinski, qui travaille depuis Paris pour les services politiques russes du Tsar Nicolas II, de remplacer Napoléon III par « Juifs » et « la France » par « Le monde », et Les Protocoles étaient nés en 1905 (dans leur version finale).

Umberto Eco ajoute : « Après que le Times de Londres eut publié un article révélant que les Protocoles étaient l’œuvre d’un plagiaire, de même que chaque fois qu’une autre

Edition syrienne des Protocoles des Sages de Sion (2005), qui prétend que les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont été orchestrés par un complot sioniste

Edition syrienne des Protocoles des Sages de Sion (2005), qui prétend que les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont été orchestrés par un complot sioniste

source autorisée a confirmé la nature spécieuse des Protocoles, il s’est trouvé quelqu’un pour le publier à nouveau en protestant de son authenticité ».

Depuis le 19e siècle, Les Protocole des Sages de Sion ont connu de multiples rééditions, avec un regain notable depuis 1967 et une très large distribution dans le monde arabe. C’est aussi la « Bible » de tous les révisionnistes. Tous les « Á qui profite le crime ? », « Ils sont partout », « le lobby juif » et compagnie sont dans Les Protocoles. De la grande littérature. « La ruse est notre approche, le mystère est notre méthode » sont censés déclarer les Juifs auteurs de ces Protocoles.

III- L’art de la nuance…et celui de la croyance

Affiche du filme "Protocols of Zion", qui dénonce le regain d'antisémitisme après les attentats du 11 septembre

Affiche du filme « Protocols of Zion », qui dénonce le regain d’antisémitisme après les attentats du 11 septembre

Que ce soit Les Protocoles des Sages de Sion, Jésus trahit par Juda, le Mur des lamentations, « œil pour œil, dent pour dent » comme métaphore de vengeance, ou l’apartheid israélien, tous les efforts pour démontrer ces mensonges sont vains. Cela a été dit, et ça suffit pour que ces concepts vivent leur vie, ad vitam æternam. Un mensonge, même invalidé, reste pour toujours une vérité. Comme le sous-titre le film « Les Protocoles de Sion » de 2005, film qui dénonce le regain d’antisémitisme après les attentats du 11 septembre : « Some lies never die », « les mensonges ne meurent jamais ».

Il y a même plus troublant. Certaines personnes arrivent à reconnaître des mensonges, mais cela les conforte dans leur croyance. En ce qui concerne Les Protocoles, son premier éditeur russe, Sergeï Nilus, a été confronté à des personnes qui lui ont montré l’inanité de ce document. Que répond-il ? « Admettons que les Protocoles soient faux. Mais est-ce que Dieu ne peut pas s’en servir pour découvrir l’iniquité de ce qui se prépare ? Est-ce que Dieu, en considération de notre foi, ne peut pas transformer des os de chien en reliques miraculeuses ? Il peut donc mettre dans une bouche de mensonge l’annonciation de la vérité !»14.

Bien sûr, Védrine n’est pas aussi mystique et bien plus fin que Nilus. Mais ils ont en commun de s’accrocher à leur croyance. Et aussi, d’avoir une vision assez binaire du monde. Et peut-être encore une certaine arrogance.

En réaction à la tribune de Védrine et ses amis, Dominique Moïsi écrit : « Les mots sont des armes et doivent être maniés avec précaution et discernement. Il y a des mots qui blessent, il y a des mots qui tuent ou qui, tout simplement, loin de contribuer à la résolution d’un problème, le rendent plus inextricable encore. Tel est le cas de l’expression « crime d’apartheid » utilisée […] à l’encontre de l’État d’Israël. » Et d’ajouter : « Dans le monde dans lequel nous vivons, face à la double montée des nationalismes et des populismes, les nuances sont plus importantes que jamais. On ne traite pas des réalités complexes par l’usage de comparaisons réductrices et Page de garde du livre de Jean Birnbaum, "L'art de la nuance", Ed. Grasset, 2005simplificatrices. »15

En 2021, le livre de Jean Birnbaum, « Le Courage de la nuance », était publié. Il y écrit : « « Nous étouffons parmi des gens qui pensent avoir absolument raison », disait Albert Camus, et nous sommes nombreux à ressentir la même chose aujourd’hui, tant l’air devient proprement irrespirable. […] Le champ intellectuel et politique se confond avec un champ de bataille où tous les coups sont permis. Partout de féroces prêcheurs préfèrent attiser les haines plutôt qu’éclairer les esprits. »

C’est tellement bien écrit, et tellement applicable au club des 5 européens, qu’on n’y trouve rien à retoucher.

 

Voir notre dossier « apartheid »

 

Notes

1 André Markowicz, « Un week-end comme un autre », 31 octobre 2022

2 « L’appel de cinq anciens ministres des affaires étrangères :  » Il faut reconnaître que les politiques et pratiques d’Israël à l’encontre des Palestiniens équivalent au crime d’apartheid « , Le Monde, 27 octobre 2022. Les 4 ministres sont le Danois Mogens Lykketoft, le Finlandais Erkki Tuomioja, le Slovène Ivo Vajgl, et la Britnannique Sayeeda Warsi (qui a été ministre d’État mais pas des Affaires étrangères)

3 « Accuser Israël d’apartheid relève de la propagande islamo-gauchiste », Le Figaro, 26 juillet 2022

4 «  Israël doit accepter d’évoluer sur ses positions avant que les discussions sur l’initiative de paix saoudienne puisse commencer, a estimé le chef de la diplomatie française dans un entretien publié lundi en Israël », dépêche AFP du 11 mars 2022

5 « Vedrine: My Initiative Is Alive and Kicking – French foreign minister: `A solution cannot be reached solely via military oppression’ », Haaretz, 11 mars 2002

6 Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 21 août 1998, sur les frappes américaines en Afghanistan et au Soudan

7 Entretien exclusif avec l’ancien ministre français des Affaires étrangères sur le conflit israélo-palestinien, par Élisabeth Schemla, Proche-orient.info, 22 juillet 2022

8 « Hubert Védrine met Israël en garde contre une attitude “dilatoire” », Le Monde, 8 novembre 1998

9 Interviews de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, avec France Inter, radio « Beur FM » et la BBC, 2 avril 2002

10 « Israéliens, Palestiniens, il faut bouger ! », par Hubert Védrine, Le Monde, 23 octobre 2001

11 France Inter, 2 novembre 2001

12 Voir le détail sur le site du United Stades Holocaust Memorial Museum

13 Introduction d’Umberto Eco à la bande dessinée de Will Eisner « Le complot. L’histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion », Grasset, ed. 2005

14 Les secrets d’une manipulation antisémite, de Eric Conan, L’Express, 18 novembre 1999

15 Dominique Moïsi : « Le mot d’apartheid appliqué à Israël est problématique », Le Point, 31 octobre 2022

 

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